Le parcours
Bangril est né à Toulouse. Très jeune, avec ses parents enseignants, il part vivre au Togo. Il grandira dans ce petit pays d’Afrique occidentale d’où il reviendra à l’âge de 17 ans. De cette adolescence africaine, pleine de souvenirs indélébiles, il garde son pseudonyme «BANGRIL». Ce sont ses amis togolais qui lui avaient attribué ce pseudonyme, tandis qu’il leur écrivait des poèmes et des chansonnettes.
De sa vie au Togo, Bangril s\'imprègne de musiques africaines traditionnelles et modernes. En Afrique les travaux dans les champs son rythmés par les perscussionistes et les chants racontent de manière naïve, poétique et réaliste la vie ou la mort. Georges Brassens est très populaire au Togo. Dans le giron familial c\'est le blues, le jazz, le gospel et les cantiques protestants, accompagné par son père à la guitare. Bangril a forgé sa révolte et sa conscience politique au Togo sous le joug d\'une dictature militaire.
Il déclare "On peut se vanter d\'être les inventeurs des droits de l\'homme, comme Bush l\'axe du bien, et bien moi j\'ai honte de mon histoire passée ou actuelle...."
A dix huit ans il revient en France et s\'établit comme artisan dans le bâtiment pendant de nombreuses années.
Bangril aime la chanson depuis toujours. Son adolescence est bercée par un métissage musical entre Jimmy Cliff et Graeme Allwright, les griots togolais et Georges Brassens. Dès les premiers albums de Renaud, il se passionne pour cet artiste grâce à qui il découvre la «chanson réaliste», celle de Renaud lui même, mais aussi celle de ses «maîtres», de Bruant à François Béranger.
Il se cultive alors de chansons, chansons françaises surtout (à cause de la langue), mais aussi chansons de tous pays, pourvu qu’elles lui donnent le frisson. Bangril écume concerts et festivals, écoute, lit, organise des concerts. Il a transmis sa passion à ses amis, à ses filles et à son épouse. C’est avec eux qu’ il fonde l’association «Les Copains d’Abord» en 1998 (association pour la promotion et le développement de la chanson et du spectacle vivant).
Au fil du temps, Bangril construit son œuvre. Il écrit et compose ses propres chansons. Il est «chanteur pour ses copains» mais le club de ses admirateurs s’élargit peu à peu.
En 1999, il fonde son premier groupe «Le Vieux Léon» et se lance sur les routes et devient chanteur professionnel. Il chante alors bien plus les chansons des autres que les siennes et outre le «Le Vieux Léon» (100 ans de chansons sociales) , il participe à des spectacles plus éphémères autour des œuvres de Bobby Lapointe, Léo Ferré ou Georges Brassens.
Citoyen engagé (candidat aux élections cantonales en 2004), si Bangril se nourrit de chansons, il s’enrichit aussi des combats de sa muse. Zina est Kabyle, elle a appris que la vie est un combat. Citoyenne militante, engagée sur tous les fronts, Bangril la surnomme «Kaïna». Kahina est une princesse Kabyle, reine des rebelles, symbole de la résistance berbère au 7ème siècle. Kaïna deviendra naturellement le titre d’une chanson de Bangril, puis en 2004 le titre de son premier album.
Dans cet album composé de dix chansons de Bangril et une chanson de Lény Escudéro, on retrouve tout l’univers et toutes les influences de Bangril. La poésie et le réalisme, la tendresse et la révolte, le reggae et la valse, le swing et le ska se côtoient et s’accordent.
Si Bangril a tant attendu avant d’enregistrer ses œuvres, c’est qu’il lui manquait l’orchestre idéal. La rencontre avec Spi alias Jean-Michel Poisson (leader des groupes Spi et la Gaudriole, Les Naufragés et OTH) va être déterminante. Mais si l’énergie de l’ex punk est bien présente, c’est bel et bien un album de chansons, où l’émotion est au rendez-vous (avec les deux filles de Bangril Cécile et Sandra aux chœurs et répliques).
L’Album «Kaïna» de Bangril est co-produit par Bangril et le label "Label de Mai ", distribué par Musicast chez les disquaires et par wild palm music pour la distribution numérique.
Un deuxième album est en chantier. La sortie est prévue en décembre 2008. Un album enregistré avec la formation scénique, dans lequel on retrouvera la couleur musicale et la complicité d’une équipe qui vient de passer quatre années sur les routes, les salles de concerts et les places publiques. Le travail de composition et d’arrangements musicaux est plus collectif.
Plus qu’un chanteur-auteur-compositeur et ses musiciens, Bangril est désormais un vrai groupe.